Nigeria - 300 km de galère policière!


Le 10 mai à 6 heures du matin, nous commençons les formalités à la frontière du Nigeria, jusque là tout va bien. Nous appréhendions beaucoup la courte traversée (par Maidiguri) de ce pays réputé comme très instable (en plus le président est mort il y a quelques jours). Nous nous en sommes sortis sains et saufs mais ce fût 300 km de galère policière en anglais ! 12 heures pour traverser et encore, nous n’avons pas accomplis l’intégralité des formalités douanières !

La route est bonne sauf les 50 km de no man’s land autour des frontières (en venant du Niger comme en entrant au Cameroun) que l’on traverse sur une piste très mal tracée à l’entrée et complètement défoncée à la sortie !

Des policiers ou agents de l’immigration, cowboys des temps modernes, nous arrêtent tout au long de la journée. Au départ, nous jouons le jeu et prenons le temps de leur expliquer ce qu’est un touriste… A la fin, nous nous arrêtons à peine pour leur dire que nous n’avons pas le temps de discuter car nous devons arriver au Cameroun avant la nuit !

Tous sont très fiers de leur pays et semblent ignorer la réputation désastreuse du Nigéria ! La corruption atteint des sommets dans ce pays qui, malgré ses ressources pétrolières, ne semble pas plus riche que ses voisins. Beaucoup de policiers nous demandent carrément « ce que nous avons préparés pour eux ». Nous ne donnons, au total, que 2 paquets de dolipranes pour accélérer les procédures, mais certains véhicules passent en tendant une liasse de billets aux agents. Nous assistons également à l’humiliation d’un conducteur (sans doute peu coopérant) contraint par la force à faire des exercices physiques en plein cagnard.

Nous sommes rapidement dégoutés de ce pays et nous n’avons plus qu’un souhait, en sortir le plus vite possible !

Lonore s’engueule même avec 2 policiers lors d’un contrôle où ils veulent nous coller une amende pour défaut de ceinture et savoir si nous avons un extincteur… Elle leur hurle que tout ce qu’ils veulent c’est de l’argent, que c’est comme ça dans tout le pays et qu’ils devraient avoir honte de leurs méthodes… Ils rigolent, nous rendent nos papiers et nous repartons sans payer !

Nous sortons du pays à la tombée de la nuit, le douanier de sortie est un peu moins con que les autres et ne s’offusque pas de l’absence de carnet de douane pour la voiture…

Nous quittons, soulagé, notre premier pays anglophone pour découvrir des camerounais souriants, accueillants et francophones !

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