Mauritanie - les mille et un déserts



Le 22 mars à 11h30, après 3 heures de procédures douanières pour sortir du Maroc, nous traversons, à l’heure de pointe, le fameux no man’s land qui nous sépare de la Mauritanie … RAS donc, tout s’est passé pour le mieux mais ce coin de terre qui n’appartient à personne est tout de même impressionnant. Des semi-remorques passent tant bien que mal sur cette esquisse de piste entre bancs de sables et carcasses de voitures… On se demande ce qu’elles font là.

Encore 1 heure de « dou-âneries » à l’arrivée et nous voici enfin dans notre deuxième pays d’Afrique : la Mauritanie. Nous traversons le pays à toute vitesse (à peine 3 jours), avec les 60 km/h de moyenne de notre bolide : on roule beaucoup, on mange peu, on dort chaudement mais on profite quand même du paysage pour faire des tas de photos.


Notre vision de ce pays entre Maghreb et Afrique noire se résume à 1000 et un déserts aperçus par une température de 40 °C à l’ombre, la fraîcheur nocturne est appréciable avec 30°C seulement ! On voulait l’été et bien on vous l’annonce officiellement, on l’a trouvé.

Quelques différences notoires avec le Maroc : les peaux sont plus foncées, les vêtements et les habitations plus colorés et les carrosseries laissées à l’abandon.

La route est balisée de cadavres de véhicules et d’animaux (1 par km en moyenne sur toute la traversée !!!) et ponctuée par les barrages de policiers qui nous demandent une fiche de renseignements à chaque fois (qu’ils ne regardent souvent même pas) et tapent un brin de causette quand le cœur leur en dit… Par contre, pas de bakchich sauf deux livres que nous offrons volontiers.

Nous croisons également sur la route de nombreux animaux domestiques vivants dont il faut se méfier, surtout la nuit…

Nous traversons des paysages variés qui n’ont comme point commun que la pénurie d’eau, le Sahara nous paraît, contre toute attente, aussi diversifié qu’une traversée de la France. Nous goutons le lait de chamelle, un peu fort à notre goût.

Encore un pays que l’on aimerait découvrir, en particulier la région rocheuse avant Kiffa, mais ce n’est pas la saison, la chaleur est insoutenable…

Arrivée à Kiffa, après un épisode épique avec le 4x4 dans les rues étroites de la ville, nous prenons innocemment la route du Mali par Kankossan…

1 commentaire:

Anonyme a dit…

cool la vie a l'état brut on pense à vous pleins de bisous. estelle and co